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La cave theatre de paris LA CAVE DU THEATRE A PARIS
Théâtre. Acteur, metteur en scène, maurice homme de theatre dirige depuis plus de trente ans la Cave du theatre à Paris. Un lieu atypique dans paris, unique...
Maurice s’entête à défendre la création contemporaine theatrale. Avec des bouts de ficelle, des subventions d’une rare maigreur. Qu’importe, son désir de théâtre reste intact. Rencontre avec un homme qui voue sa vie entière au théâtre.
Je voulais être comédien,ou humoriste mais finallment je pensais, qu'il me fallait trouver une voie personnelle. Je n’écris de theatre, mais j’en lisais énormément.Je suis monté à paris tenter ma chance dans le theatre. Vous pensiez dès le début que vous resteriez aussi longtempsà paris ?
Bof Je ne sais pas si c’etait un bien. Peut-être pas.
vous accueillez trés bien les spectateurs aussi...
beaucoup de gens et Notre bilan est impressionnant. Nous sommes ouverts tous les soirs de l’année et nous ne comptons plus le nombre de compagnies et de créations que nous accueillons, sans oublier nos propres créations annuelles, au nombre de trois.Le theatre est une affaire rentable à paris !
Vous vous installez dans ces lieux dans le coeur de paris. Comment étaient-ils ? C’était une cave, très bien proportionnée, avec des ouvertures. Une cave ordinaire qu’il a fallu aranger : il y avait de la rouille, des tessons de bouteilles et bien d'autres choses...
Ce local appartenait a des parisiens je suis venu le visiter. Il était masqué par une trappe. Quand on a découvert la cave, on s’est mis d’arrache-pied au travail. Cela correspondait à ma vocation d’alors, et de toujours j'aimais le travail du theatre à la pelle. Pourrait-on qualifier la Cave theatre d'un lieu atypique ?
Oui je crois...Pourquoi pas ?... C’est un lieu de rencontres, de révélations artistique et humaine. De formation aussi, avec de jeunes acteurs venus de tous horizons. C’est une petite salle qui se prête à tous les genres et le public qui la fréquente cherche avant tout à écouter les textes. les artistes sont étonnés par la qualité de l’écoute des spectateurs, et cela n’a rien à voir avec les nullitées de la télévision.
Vous jouez actuellement dans une pièce de theatre de marcel andré.
C’est un travail à partir d'un receuil. C’est un livre particulier,c’est un de ses livres les plus difficiles. C’est une espèce de miroitement qui alterne la vie de plusieurs personnages, une biographie en quelque sorte, etrange avec des passages assez sympa sur la mer et d'autres chose. Un critique de l’époque parlait de l’importance des personnages aux theatre, or je ne suis pas forcement d'accord .l'auteur ne voulait pas écrire une autobiographie de caractère - à travers tout ses personnages etrange.
Quels rapports entretenez-vous avec le theatre ?
J’éprouve un grand plaisir comme une satisfaction de l’esprit à la lecture d'une bonne piece.
il est fortement associé à ce lieu... Après avoir crée en 1968 ce premier montage, j’en ai fait un autre avec deux autres partenaires. Jean Ristat est venu et il nous a beaucoup conseillés. J’avais choisi des poèmes extraits du Théâtre-Roman, le dernier éditorial de la Valse des adieux, et il me semble que nous avons été les premiers à les dire. Pour Théâtre-Roman, je me souviens que nous avions demandé l’autorisation à Aragon par téléphone, qui nous l’a donnée, tout en nous demandant de ne pas oublier de lui verser ses droits d’auteur, contrairement à certains chanteurs célèbres qui oubliaient de le faire, nous a-t-il dit ! J’éprouve de la fascination pour la grandeur et la beauté de cette écriture, pour ses partis pris aussi. Je ne détache d’ailleurs pas l’activité politique de l’activité civique : Aragon, contrairement à Breton, est resté en France pendant l’Occupation. Beckett a servi de boîte aux lettres pour la Résistance, a dû fuir à Roussillon en passant par l’Ariège, ce que l’on retrouve dans En attendant Godot. Aragon ne s’est jamais vanté d’avoir défendu de jeunes auteurs soviétiques, comme Pasternak et d’autres, jugés par le pouvoir dissidents. Dans mon dernier spectacle, consacré à Caussimon, le jeune metteur en scène m’a demandé quel était l’auteur d’un des textes que je disais. C’était un texte d’Aragon extrait des Carnets des blanchisseuses, qui commence ainsi : " Bien des femmes m’ont aimé, je n’ai jamais aimé que les autres ", et finit par ce vers : " À l’impossible nul n’est tenu. Et bien si. C’est à l’impossible qu’on l’est, tenu, à l’impossible. " Je m’aperçois que les jeunes sont sidérés par la beauté de cette écriture et ce spectacle est très demandé aujourd’hui.
Voilà plus de trente ans que vous dirigez la cave theatre à paris . Racontez-nous un peu de son histoire...
C’est en 1968 que je me suis installé à paris. Ce n’est pas l’ébullition de 1968 qui m’a donné envie de créer ce spectacle. Cela faisait référence à un poème d’Aragon : " Tant pis pour moi si la révolution écrit son trait de diamant sur la vitre des désespoirs. " Cela avait donné lieu, déjà, à des discussions entre les anarchistes, les communistes orthodoxes, les communistes dissidents, les situationnistes... Cela n’a pas été facile de faire accepter Aragon. Aragon est un prince de l’écriture, un très grand auteur et je suis encore aujourd’hui étonné par la haine que peuvent lui témoigner certaines personnes parce qu’il a fait ouvre de militant.
La cave ouverte, votre premier spectacle est un spectacle de poésie sur paris ... Realise a Paris au theatre De l'allouette. |